Au pays des Schtroumpfs Littéraires.

=)

08 mai 2009

fiches

voici les fiches d'iris, recopiées (et parfois complétée ^^) par moi:


les liaisons dangeureuses

I-l'oeuvre de laclos
laclos s'estconsacré à écrire des vers et un opéra comique.
les liaisons dangeureuses sont un nouveau genre pour lui, un nouvel essai= succès immédiat, blâme de son commandement

    11-l'oeuvre et son contexte
        111-le declin de la noblesse
suite au traité de paris en 1763, la france de la seconde moitié du XVIII est florissante. le royaume est en paix, le commerce est en croissance. l'industrialisation est en marche. MAIS expansion=grave cris= révolution. Bourgeoisie contribue à la richesse du pays, réclame une vraie place politique.  La vieille noblesse d'épée ne peut plus s'illustrer dans un pays en paix: elle continue son déclin amorcé au siècle précédent. Une partie se replie dans une oisiveté corrompue, méprisant les valeurs de la bourgeoisie comme le travail et la morale.
Le roman confirme l'image de cette noblesse décadente, sans aucun poids politique ni social, vivant dansun univers mondain régi par la séduction et les lois de l'apparence.

        112- inspirations
la colonie; la dispute; le neveu de rameau, lettres persanes sont des oeuvre dont les principes sont similaires aux liaisons dangeureuses donc laclos n'a pas écrit un roman précurseur.

    12- le titre
        121- un titre à programme
titre à proprement dit -> les liaisons dangereuses evoque le cadre du roman.
liaison= toute relation sociale entre personnes de la même classe, qui se cotoient dans des salons, au spectacles, etc. ce sens est confirmé dans le sous titre par l'expression "dans une société".
le livre est essentiellement concentré sur les relations entre les personnages. ces personnages sont des "etres de papier" n'existant que pas les liens qu'ils entretiennent entre eux. liens epistolaires, liens sentimentaux (amour, jalousie, vengeance, amitié, parenté...)
liaison= seule intrigue du roman, permet son enjeu dramatique.personnages influant les uns sur les autres.

adjectif sociologique "dangeureurses", rend apparement le dessein de l'auteur: mise en garde, "instruction" (sous-titre). Dans la société aristocratique, on juge sur les apparences, la réputation. le deshonneur est vu comme quelque chose de très grave, il faut donc surveiller ses fréquentations.

termes qui constituent le titre repris sous laplume de deux personnages représentatifs de la morale et la vertu:     -Mme de tourvel " M. de Valmont n'est peut être  qu'un exemple de plus du dangers des liaisons"
    - Mme de volanges " quand il ne serait, comme vous le dite, qu'un exemple du danger des liaisons en seraitil moins lui-même une liaison dangereurse"
conclusion dans la dernière lettre du roman " qui pourrait ne pas frémir en songeant aux malheurs que peu causer une seule liaison dangeureuse!"

"liaisons dangeureuses" désigne les lettres même: c'est un instrument de persuation, de séduction, de tromperie, de menaces, deviendront des armes mortelles. La lettre de rupture de valmont va tuer Mme de Tourvel.
"ah! croyez-moi, vicomte, uand une femme frappe dans le coeur d'une autre, elle manque rarement de trouver l'endroit sensible"

    13- un structure parfaitement maitrisée
        131- la composition du roman
division du roman en quatre parties plus ou moins égales dans le temps et le nombre de lettres: cela structure parfaitement l'intrigue. Génie méthodique, ménage la progression et combine des lignes d'actions pour aboutir à une fin unique.

II- Ière parite (lettre I à L, du 3 aout au 1er septembre

exposition de la tragédie, présente les personnages et leur projet.

-Mme de Merteuil: se venger de gercourt (qui a offensé les deux libertins en quittant la marquise pour une femme qui le préféra à Valmont) en corrompant cecile de volnges, sa jeune fiancée. Valmont refusant de s'en charger, MMe de Merteuil devient la confidente de cécile et elle va manipuler le chevalier danceny, amoureux de la jeune fille.

-Valmont: séduire la présidente de Tourvel, modèle de la vertu, c'est un défi.
la relation entre les deux libertins est tendues car les projets sont différents et Mme de Merteul (par jalousie?) se moque de Mme de Tourvel, reproche à Valmont d'être amoureux. La tension se corse par le pacte qui entrenera leur perte: "aussitot que vous avez eu votre belle devote, que vous pourrez m'en fournir une preuve, venez, et je suis à vous"

deux tentatives de séduction:    -valmont sur madame de tourvel
                - danceny sur cecile de volanges
=echèc provisoire
question majeure de l'oeuvre: projets libertins n'obeissent qu'à la raison? ( cf valmont lettre IV: j'ai besoin d'avoir cette femme, pour me sauver du ridicule d'en être amoureux")

A la fin de cette première partie, l'intrigue s'est déjà ressérée
valmont accepte de corrompre ecile pour se venger de Mme de Volanges qui médit de lui auprès de Mme de Tourvel
    les projets des deux libertins coincident maintenant
valmont et merteuil sont comme omniscients, ils controlent les passions naissantes: valmont possède les lettres de la présidente; Mme de merteuil est la confidente de cecile.

III- IIème partie ( lettre LI à LXXXVII, du 2 au 26 septembre)

l'action continue de se resserer: les volanges sont arrivées chez Mme de rosemonde ( sous les conseils de la marquise). Valmont était parti à la demande de la présidente, revient pour intervenir dans le jeune couple cecile/danceny, il possêde toutes leurs lettres.
les deux "liaisons" ne progressent pas: - les deux jeunes sont séparés
                    -  Mme de Tourvel résiste à valmont
apologie du libertnage. trois exemples libertins:
                        - valmont et la vicomtesse
                        - prévau et les inséparables
                        - Mme de merteuil et prévau
lettre 81: principes de la marquise-> anecdotes: pas extérieur à l'action puisque contribuent à casser les relations entre Mme de merteuil et vlmont: sorte de défi, mise en avant de la vanité de chacun

IV- IIIème partie (lettre LXXXVIII à CXXIV du 26 septembre au 25 octobre)

rebondissement -> viol de cécile
         aveu de Mme de Tourvel: elle aime valmont, elle fuit le 3 octobre
         concentration sur la destruction du seul couple encore " pur" et réciproque
valmont est l'amant de cécil et de Mme De Merteuil qui commence à séduire Danceny.

V- IV ème partie
dénoncement, véritable mécanisme de tragédie. Il s'ouve sur un coup de théâtre avec le chute de Mme de Tourvel
déplacement de l'action sur la rivalité entre les deux libertins: singulièrement sur Mme De Merteuil, elle retarde l'accomplissement du (jache, jacte, c'est quoi ce mot?) ( cf. lettre 20), va enclencher l'engrenage tragique.
Mme de Merteuil " dicte" la lettre de rupture de Valmont à Mme de Tourvel.
Elle se refuse toujours et le trompe.
Valmont comprend et soumet Mme De Merteuil à un ultimatum.
déclaration de guerre de cette dernière -> vengeance de Valmont -> manipule Danceny dans le but de faire échouer son rendez-vous avec Mme De Merteuil

vengeance de Mme de Merteuil= donne les lettres de Valmont à Danceny.
Duel Danceny/ Valmont => mort de Valmont, ce drnier se venge post-mortem: donne ses lettres à danceny.

Le romancier rêgle méthodiquement le sort des 4 personnages principaux. explique la destinée des lettres.
Mme De Tourvel donne ses lettres et celle de Valmont à Mme de Rosemonde: part pour Malte.
Cécile s'enfuit au couvent
Mme de Merteuil est huée à l'opéra= défigurée par le petite vérole! perd son procès, devait lui permettre de conserver l'héritage de son mari: s'enfuit en hollande.

l'intrigue s'est encore concentré: différents couples s'interfèrent ( la marquise brise le couple Valmont/Tourvel; valmont brise le couple Merteuil/Danceny). Parrallèlement, les lettres sont toutes rassemblées entre les mains de Mme de Rosemonde. Laclos fait preuve d'une extrême rigueur: met un terme à toute les intrigues nouées au début ( séduction de tourvel, corruption de cécile, liaison avec danceny, rivalité entre les deux libertins) > principe de la tragédie classique-> le dénouement obéis à des lois purement internes => pas d'intervention extérieures, mécanisme des passions, jeux des vanités et de poudre seuls provoquent le catastrophe finale.

VI- une architecture savane

laclos accentue l'impression de rigueur dans la construction de son roman en faisant intervenir beaucoup de parrallèlismes.
deux femmes séduites puis " détruites" par Valmont: présence d'un écho entre elles => religion, absence d'un "mari" réel ou potentiel et enin, mort réelle ou sociale à la fin de l'oeuvre.
Mme de Tourvel effectue deux " fuites': une à paris, la deuxième au couvent.
deux jeunes personnes séduites par deux libertins ( cécile+ Danceny)
deux projets différents ( séduction de Mme de Tourvel et corruption de cecile) vont ne faire plus qu'un.
deux morts provoquées indirectement par Mme de Merteuil => passion amoureuse ( -> présidente; -> Valmont)

agencement équilibré en chiasme:    - parties I et II: victoire ( du moins apparente) de la vetue
                - ces parties encadrent les deux autres parties médianes ( II et III) => triomphe de la perversité.
cette structure semble conforter la visée morale de l'oeuvre. Il s'agit cependant d'un édifice vertueux qui recèle quelque lézardes.




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24 avril 2009

Littérature, mise en commun n°1

Je commence dans la foulée par la première mise en commun concernant la littérature.

COURS sur PASCAL : http://yz2dkenn.club.fr/index.html

COURS sur LACLOS : http://yz2dkenn.club.fr/index.html

Trouvé dans Philosophie Term L, ES, S, par Belin Bac :

Pascal : l'Imagination, maîtresse d'erreur et de fausseté :

  • Indications générales : Blaise Pascal (1623-1662) est un auteur paradoxal, à la foix grand scientifique et grand mystique proche du jansénisme. (...) C'est pourquoi on trouve chez lui des mises en oeuvre de la raison qui visent souvent à critiquer les prétentions rationalistes du XVIIème siècle, tel ce jugement sur l'imagination.
  • Citation : "Imagination. - C'est cette partie décevante dans l'homme, cette maîtresse d'erreur et de fausseté, et d'autant plus fourbe qu'elle ne l'est pas toujours, car elle serait règle infaillible de vérité si elle l'était infaillible du mensonge. Mais étant le plus souvent fausse, elle ne donne aucune marque de sa qualité, marquant du même caractère le vrai et le faux." (Pensées, II (Vanité), fr. 41).
  • Explication : Parmi les facultés de l'homme, la raison permet en principe la connaissance objective, mais les hommes cèdent le plus souvent à leur imagination. Celle-ci est d'autant plus redoutable qu'elle ne se laisse pas reconnaître comme telle. Pour échapper à l'imagination, il faudrait raisonner, mais comment puis-je distinguer si je raisonne véritablement ou si j'imagine que je raisonne? Manière de dire que les hommes - y compris ceux qui se croient les + rationnels - s'entretiennent en permanence dans des illusions qu'ils créent eux-mêmes. Dans la lignée de Montaigne, Pascal met donc en évidence la faiblesse de nos facultés de connaître, ce qui explique que pour lui, l'issue soit dans la foi et non dans la raison.

  • Contresens à ne pas commettre : Il faut faire attention à ne pas trop interpréter Pascal comme un penseur sceptique. Pascal questionne les pouvoirs de la raison, mais c'est rationnellement qu'il le fait. Il ne s'agit pas de dire que nous ne pouvons rien connaître - dans ce cas, Pascal n'aurait pas été également mathématicien et physicien - mais il faut remettre la connaissance humaine à sa juste place, quelque part entre "les deux infinis". "La grandeur de l'homme est grande en ce qu'il se connaît misérable" : tel est le paradoxe de la dignité de l'homme, "roseau pensant". Le savoir absolu est hors de notre portée, mais cela ne nous empêche pas de penser. "Travaillons-donc à bien penser : voilà le principe de la morale."

A venir :

- le pari

- l'homme roseau pensant

- le droit et la force (en relation avec HOBBES)

- esprit de géométrie et esprit de finesse

- la méthode empirique

Cordialement,

Louis-Benoît GREFFE

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16 novembre 2008

septième partie fleuriane et mélanie

MMe baudry a demandé à ce qu'on mette nos minis exposés sur le blog donc voilàle notre, ça serait cool si ça pouvait être fait par une majorité.

Septième partie: la mort du prince Salina.                                                                  P.255 -> 268

I-Un texte précis

l’omniprésence du temps/Une précision temporelle assez pointue

Commence par une ellipse de 21 ans.

De nombreuses images/ métaphores du temps et par conséquent de la vie. =>Image des grains de sable l.6 p.25 «  tous les petits grains » ; l.18 p.255 “grains de sables ; l.6 p.256 «  ces petits grains de sable“; l.10 p.256 « grains de sables »

Images l’eau pour expliquer le va et vient de la vie ; l.26 p.262 “eaux ténébreuses vers abimes » ;l.8 p.257 « un fracas spirituel comparable à la cascade du Rhin »

l.2 « un océan » ; « le fracas de la mer».32 p.268.

Les nombreuses précisions temporelles (prolepses et analepsies) permettent aussi de donner une autre dimension au temps, plus de valeur. Il devient pratiquement palpable et ça permet de mettre aussi en valeur le fait qu’il ne reste plus beaucoup de temps au prince.

            p.255 ; l.2 « des décennies »

p.257 ; l.9 « c’était à midi, un lundi de la fin juillet »

             l.18 « le matin »

             l.34 «  trente-six heures »

p.260 ; l.22 «  trois jours »

p.261 ; l.29 « six heures »

p.262 ; l.31 « tous les deux jambes »

p.263 ; l.32 «  un après-midi en juillet »

p.265 ; l.29 «  deux semaines avant »

             l.30 «  six semaines après »

             l.30 «  une demi-heure »

p.266 ; l.30 «  premières heures »

             l.35  « quelques minutes »

p.267 ; l.27 => l. 31

p.268 ; l.27  « l’heure du départ ».

une précision géographique continue

Beaucoup de précisions spatiale, on sent que le prince à besoin de se raccrocher au monde des vivants, monde réel, monde connu et cite le nom de tous les sites qu’il distingue ou dont il se souvient comme pour prouver qu’il est encore bien là :

            p.257 ;           l.6 «  hôtel Tinacria »

                        l.9 : «  mer de Palerme »

                        l.18 : «  Naples  »

                        l.29 : «  Naples »*

            p.258 ;           l.7 : «  de Calabre et de Basilicate »

                        l.9 : «  Sicile »

                        l.11 : «  Reggio »

                        l.12 «  Métaponte »

                        l.13 «  Crotone »

                        l.14 «  Sybaris »

                        l.14 : « Messine »

                        l.17 : «  Catane »

                        l.18 : «  Castrogiovanni »

                        L.22 : «  Palerme »

            P.262 ;             l.4 : « mont Pelligrino »

                        l.22 : «  Donnafugata »

            p.263 ;           l.25 : «  Donnafugata «

                        l.26 : «  Ragattisi »

                        l.34 : «  Livourne »

II- Un chapitre bilan

un bilan pour le prince

Texte en focalisation interne. Le prince fait le bilan de sa vie, tente de se souvenir, comme si il était déjà mort puisqu’il parle de lui aux temps passés (à l’imparfait ou au passé-composé).

Ex : p.255 parle de sa capacité qu’il a eu toute sa vie à sentir « la vie coulée » dans son corps. L.35 p.261 parle de ce qu’il a été ; p.262 l.29 fait le bilan de sa descendance. p.266 l.23>26 : bilan sur ses chiens ; p.267 l.6>14 prouesses en astronomie, l.24>33 bilan des moments de bonheur.

Un bilan de toute la famille Salina, et du livre en général (le protagoniste meurt c’est la fin de l’histoire en elle-même).

On a dit que c’était un livre sur la chute d’un homme, d’une famille  et même d’une classe sociale. La chute de l’homme s’achève avec sa mort et c’est du coup l’achèvement de la chute de la famille et de la classe sociale.

Bilan de la famille

P.256 l.31 « Ni Stella dévorée par la gangraine du diabète, s‘était malgré tout accroché mesquinement à cette existence de douleur»;

p.260 l.29 « Paolo quand on l’avait relevé du trottoir le visage contracté et froissé pendant que les gens poursuivaient dasn la poussière le cheval qui l‘avait désarconné»;

p.262             l.9/10 « au pauvre père pirrone qui était poussière lui aussi

l.12 « dans laquelle était morte sa peite Stella » +l. 29 > 35

Bilan de la classe sociale à travers le bilan de la famille qui représente la noblesse sicilienne mais aussi, et surtout, la prolepse sur la vie de fabrizito

P.263 l.6>35

Et à travers les conditions dans lesquelles meurt le prince,

Hôtel miteux, chambre douteuse, bruits, médecin pauvres….

p.262 ; l.6 : la maison inaccessible, montre que les nobles sont dans l’incapacité de retrouver ce qu’il possedait avant république ( symbolisé par début du roman dans le livre »)

                        

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19 octobre 2008

complément

autre site comportant quelques éléments interressants  sur le guépard(même si il faut un peu chercher)

http://lettraugranier.centerblog.net/

bon courage à tous

fleuriane

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Cours sur le Guépard

Voilà un bon cours général sur Le Guépard

http://yz2dkenn.club.fr/index.html

Que la lumière soit...

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15 octobre 2008

Littérature. Question type bac

Quels sont les traits caractéristiques de la femme sicilienne dans le roman ?

Plusieurs personnes m'ont démandé de leur preter mon devoir alors voilà je le mets en ligne. (en gras ce que la prof a signalé de "B")

Plan :

I une forte personnalité

a) des femmes passionnées

b) des femmes déterminées

II une existence malgré tout passive et superficielle

a) passivité

b) superficialité

.

Dans le Guépard, les femmes n'ont pas une place moindre. On peut même dire qu'elles ont un rôle essentiel dans l'intrigue, au même titre que les hommes. On peut cependant dégager un stéréotype de "la" femme sicilienne en recoupant les personnages féminins du roman. On se demande alors "quels sont les traits caractéristiques de la femme sicilienne dans le roman ?". En effet, le lecteur est vite amené à remarquer une image générale de cette femme, au delà du caractère de chacun des personnages. On se penchera tout d'abord sur la forte personnalité de la femme dans le Guépard, puis sur son existence malgré tout passive et superficielle.

.

Tout d'abord, on remarque un fort caractère dans tous les personnages féminins du Guépard, que cette personnalité les avantage ou non.

Penchons-nous, en premier lieu, sur l'aspect passionné des femmes dans le roman. En effet, elles ont des réactions excessives face aux différentes émotions qui les submergent, allant parfois jusqu'à la folie. On peut citer le passage, dans la première partie, dans lequel Don Fabrizio quitte le palais et sa femme pour une autre. Dona Stella, son épouse, est alors victime d'une crise d'hystérie, envahie par la jalousie et la souffrance ; on l'entend crier "Mon Fabrizio ! Mon Fabrizio !". La fille des Salina, Concetta, maîtrise également mal ses émotions ; notamment lors du dîner pendant lequel Angelica est présente pour la première fois, où elle "avait envie de tuer autant que de mourir", rongée par la jalousie. Pour finir, Angelica est elle aussi une femme passionnée, notamment dans son amour ou du moins son attirance pour Tancredi. Lors de leurs premières retrouvailles, on remarque qu'ils sont tous les deux "tremblants de désir".

D'autre part, la femme sicilienne est montrée comme déterminée et sûre d'elle. En effet, elle n'hésite pas à aller au bout de sa volonté ou à riposter contre une offense qu'on lui a faite. Ainsi, Angelica, calculatrice et ambitieuse, est prête à tout pour monter l'échelle sociale, usant de ses charmes pour séduire la maison Salina, afin d'obtenir un mariage, mais surtout un titre de noblesse. On peut d'ailluers observer son esprit calculateur à sa première arrivée chez Salina, spectaculaire grâce à cinq minutes de retard. Tancredi "sentait battre ses tempes". Concetta est également un personnage déterminé (par son orgueil, il faut l'avouer). Ainsi, lors de l'arrivée au couvent avec son père et Tancredi, elle n'hésite pas à lui refuser l'entrée, pour se venger de l'attention trop importante qu'il avait donnée à Angelica.

La femme sicilienne du Guépard possède donc une forte personnalité, passionnée et déterminée, n'hésitant pas à faire tout ce qui est possible pour arriver à ses fins.

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Cependant, malgré son caractère, on remarque qu'elle a malgré tout, globalement, une existence passive et surtout basée sur la superficialité.

En premiers lieu, on peut observer qu'Angelica mise à part, les femmes du roman sont présentées comme passives et soumises. Les initiatives ne viennent pas d'elles, elles suivent le courant de la vie des hommes qui les entourent, cédant la plupart du temps à leurs désirs et décisions. L'épouse du Prince Fabrizio, notamment, le laisse à son libertinage sans pouvoir rien dire et accepte tout de même qu'il remplisse son devoir conjugal à son retour. L'amante du Prince donne également une image passive et soumise de la femme : l'attendant fidèlement et ne lui opposant aucune résistance, Mariannina est même comparée à un "Bendico en jupon de soie", c'est à dire à un chien ! Pour finir, Concetta, n'osant pas avouer à son père son amour pour Tancredi, et observant sans rien faire la relation naissante entre celui-ci et Angelica, est l'incarnation même de la passivité.

Enfin, l'aspect superficiel ressort également beaucoup dans les perosnnages féminins du Guépard. En effet, leur valeur n'est jugée que par leur beauté et leurs bonnes manières, qui feront sans doute d'elles de parfaites épouses ? C'est Angelica qui donne le plus cette impression. Ainsi, tous les personnages du roman sont subjugés par sa beauté et son charme, y compris le Prince qui la qualifie de "si belle fleur" dès son arrivée ; mais personne ne se soucie du reste, le jugement fait sur elle s'arrête à sa perfection physique. Cela lui permettra d'ailleurs d'arriver à ses fins...

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Ainsi, les femmes du roman de Lampedusa sont dotées d'une forte personnalité, mais sont malheureusement rabaissées par les autres personnages au rôle de joli objet, et par l'auteur de personnages passifs et soumis. On peut comparer ce double aspect au personnage de Bendico, à la fois simple animal et élément clé du roman.

Posté par TLperv à 19:39 - Littérature - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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